assurance perte d'emploi

Crédit immobilier : faut-il une assurance perte d’emploi?

Acquérir une maison ou un appartement représente un projet important dans sa vie. Le financement du bien immobilier nécessite souvent la souscription d’un crédit immobilier qui vous engage sur 10 ans, 15 ans, 20 ans et parfois même sur 30 ans. Cependant, il est difficile de se projeter, avec certitude, sur ses capacités financières sur des périodes aussi longues. Ce pourquoi, afin de faire face aux aléas économiques de la vie, il est possible d’opter pour une assurance perte d’emploi. Si cette option peut rassurer, elle a un coût qui impacte fortement vos mensualités. Il est donc nécessaire de prendre le temps de bien analyser son fonctionnement ainsi que les clauses limitatives qui figurent dans votre contrat.

Comment fonctionne l’assurance perte d’emploi?

En cas de perte d’emploi, votre assurance prend le relais dans le remboursement des mensualités de votre crédit immobilier. Il s’agit uniquement d’une perte d’emploi involontaire. Cela signifie que la clause ne pourra pas être activée si vous démissionnez ou si vous êtes licencié pour faute grave.

Les montants pris en charge ainsi que les modalités varient d’une banque à l’autre. Les mensualités sont rarement couvertes en totalité (de 50% à 100%). Dans tous les cas, l’assurance est limitée dans le temps avec un maximum de 3 ans.

Quelles sont les clauses limitatives de l’assurance perte d’emploi?

Il n’y a aucune standardisation, chaque banque a ses propres spécificités.

Il y a systématiquement un délai de carence qui varie de 6 mois à 12 mois après la souscription du prêt immobilier. Pendant cette période, vous devrez payer cette garantie mais elle ne pourra être activée même si vous perdez votre emploi.

Vous trouverez également un délai de franchise qui est la période qui suit votre perte d’emploi et pendant laquelle vous ne serez pas indemnisé. Elle varie de 6 à 12 mois.

Les clauses limitatives ont le même objectif, repousser la prise en charge du prêt par l’assureur. Pensez bien à évaluer le coût de cette garantie (taux annuel compris entre 0,10 % à 0,60 % du capital emprunté) et le risque couvert. Sachez qu’il est maintenant possible de résilier l’assurance de votre prêt immobilier. Enfin, certains crédits immobiliers prévoient également une clause d’ajustement qui permet de varier à la baisse le montant des mensualités de remboursement… ce peut être la bonne option en cas de période difficile!

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